Le Lacombe est la cinquième race au Canada. En 1981, on comptait 1743 enregistrements de Lacombe dont 648 verrats et 1 095 femelles.
Ce porc est de taille moyenne, il a la peau blanche et de grandes oreilles. Son corps est long et ses jambons biens développés. La race, plus particulièrement les truies, a été sélectionnée et est réputée pour sa rapidité de gain et sa docilité. On a porté une attention particulière à la grosseur des portées, au poids des porcelets au sevrage, au taux de croissance, à l'efficacité de la conversion alimentaire, à la qualité de la carcasse et à la rusticité.
La race est issue d'un programme d'élevage mené par le Ministère de l'Agriculture du Canada, à la station de recherche Lacombe en Alberta, sous la direction du Dr J.C. Stothart et du Dr H.T. Freedan. La race a ainsi été nommée d'après le nom du lieu où est située la station de recherche. Elle est issue de croisements de truies Berkshire importées au Canada avec des verrats hybrides Landrace-Chester White obtenus du ministère de l'Agriculture des États-Unis. Douze années d'épreuves de sélection et d'expériences ont commencées en 1947, donnant 258 verrats et 840 cochettes, tous sélectionnés pour leurs bonnes performances. Tous les sujets Lacombe qui ont joint le troupeau après 1954, avaient été croisés de nouveau avec des sujets Berkshire de race pure et tous ceux qui avaient des soies noires avaient été éliminés. Ainsi, la pureté génétique de la couleur blanche était assurée car en génétique porcine, le blanc domine le noir. De 1954 à 1957, les Lacombe étaient évalués dans 60 troupeaux Yorkshire en Alberta et il a été prouvé qu'ils avaient les performances, les aptitudes et la qualité de viande recherchées.
Les verrats Lacombe ont été mis sur le marché en 1957 et les premières truies, une année plus tard. Lorsqu'elle a été mise sur le marché, la race comptait 56 p.cent de Landrace, 23 p.cent de Berkshire et 21 p.cent de Chester White. Les sujets Lacombe ont été éligibles à l'enregistrement de la Canadian Lacombe Breeders Association selon la Loi sur les généalogies des animaux.
On a trouvé que le Lacombe était très utile dans les régions centrales du Canada où il a été principalement développé. Les verrats et les truies ont acquis une bonne réputation pour leur fertilité. Les provinces de l'Alberta de la Saskatchewan et du Manitoba étaient favorables à cette race lorsqu'elle était utilisée pour la reproduction proprement dite ou lorsque les verrats étaient utilisés dans les programmes de croisements. Les truies hybrides étaient appréciées pour leurs excellentes performances. La sélection de la race a surtout porté sur la production de truies reconnues comme étant les plus dociles de toutes les races au Canada. Les truies s'adaptent bien aux loges et produisent des porcs, qui non seulement s'adaptent bien à la captivité, mais qui ont une croissance rapide et efficace et dont les caractéristiques de la carcasse sont appréciées.
On a effectué de nombreuses évaluations du Lacombe dans bien des stations d'épreuve du Canada et il s'est avéré être la race ayant le taux de croissance le plus rapide de toutes les races déjà évaluées. Pour l'efficacité de l'alimentation et pour les autres caractéristiques évaluées, il a obtenu de bons résultats et suit de près la race de porc ayant obtenu les meilleurs résultats. Le verrat Lacombe était le meilleur reproducteur enregistré.
La race ne s'est pas répandue uniquement au Canada, elle a aussi été exportée aux États-Unis, au Japon, en URSS, au Mexique, à Porto-Rico, en Italie, en Grande-Bretagne, en Allemagne de l'Ouest ainsi que vers d'autres pays. Le Lacombe est l'exemple parfait de ce que l'on peut accomplir avec un bon élevage scientifique, une sélection rigoureuse et une attention portée aux détails qui rendent une race remarquable pour ses particularités de production, sa qualité de carcasse et pour sa rentabilité. Cette nouvelle race, sélectionnée à partir de trois races existant déjà et ayant chacunes certaines des particularités recherchées, semble pouvoir répondre aux exigences rigoureuses pour lesquelles elles ont été développées. Les producteurs indépendants ne sont pas nombreux mais les épreuves de production et les registres de performances utilisés ont probablement été plus efficaces pour eux que pour tout autre producteur à moins que le gouvernement n'exerce une vérification directe et rigoureuse. Les soins et l'attention portés aux détails importants ont eu comme résultat de continuer à améliorer la race. Le Canada est reconnu depuis longtemps pour sa production de porc de qualité. Ses normes de qualité ont été maintenues à un niveau suffisamment élevé pour rencontrer les normes exigeantes du marché alors qu'au même moment les particularités de la production économique étaient améliorées.

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