Le Landrace belge est la race de porc la plus répandue en Belgique. Chaque année, 14 000 porcs sont enregistrés aux livres généalogiques.
Ses origines remontent à la fin des années 20 en même temps que les porcs de type Landrace que l'on décrivait de la façon suivante : "un porc court, gras et peu musclé". Au début des années 30, le Landrace allemand a été introduit et croisé avec la souche originale. Il semble que les animaux allemands qui ont été importés, avaient des descendances du Large White Anglais. Après la Deuxième Guerre mondiale, le Landrace hollandais a été importé. On prétend que la dernière souche a transmis récemment du sang Landrace danois. Une race comportant une bonne fertilité, une bonne conformation, un taux de croissance et une conversion alimentaire plus satisfaisants est issue de la sélection et de l'amélioration des programmes génétiques qui ont suivi.
Les croisements, comme ils sont effectués en Belgique, sont répartis dans neuf associations provinciales d'éleveurs, lesquelles, en retour, collaborent avec la Fédération nationale. Les opérations de croisements sont effectuées par 2 600 membres dont plus de 400 sont des producteurs spécialisés. Depuis 1945, un grand changement s'est produit dans la spécialisation de la production de porc en Belgique. Cela est d'autant plus vrai depuis 1960 ; 3 000 000 de porcs ont été produits sur 130 000 fermes comparativement aux
8 000 000 mis en marché en 1978 sur seulement 50 000 fermes.
La production de porcs en Belgique a été surtout orientée vers la production de viande à l'état frais d'une qualité supérieure. En Belgique, la viande de porc est plutôt mise en marché avant sa transformation, contrairement à nombreux pays consommateurs de porc. Cela a amené la Belgique à produire du porc ayant un pourcentage plus élevé de viande maigre, d'une qualité supérieure ayant un minimum de gras, ce qui n'affectera pas la fertilité dans la loge de reproduction ou l'économie de gain en ce qui a trait à l'alimentation. Des expériences approfondies sont effectuées pour atteindre ces objectifs ; huit stations expérimentent 5 000 porcs par année afin d'isoler les lignées qui peuvent améliorer la race.
La race dite "porc de boucher", a évolué à la fin du siècle dernier. Le Landrace belge est de type musclé, sa robe est blanche et ses oreilles tombantes. Il n'est pas aussi long et ne possède pas les mêmes traits physiques que les autres lignées Landrace. Il peut être décrit comme étant de type très pratique avec des membres solides et une bonne fertilité. Les femelles ont la réputation d'être maternelles et d'être de bonnes laitières. En Belgique, les porcelets sont sevrés à l'âge de trois semaines. La race a été sélectionnée pour sa performance lors de la misebas.
En Belgique, pour la production commerciale, on utilise souvent une truie Landrace belge et un verrat Piétrain pour produire des hybrides de marché. Cela permet d'obtenir une meilleure qualité. Par la suite, les truies hybrides sont utilisées en croisements de retour avec un Landrace belge.
Le Landrace belge constitue l'exemple parfait d'une race qui a été sélectionnée pour se conformer aux exigences d'un environnement et d'un marché spécialisé. Il ne serait pas étonnant qu'une nouvelle lignée Landrace produisant la meilleure qualité de viande à l'état frais se développe. Cette race a réussi à susciter l'intérêt d'autres pays poursuivant les mêmes objectifs en ce qui a trait à la production porcine.